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La rubrique du Pirate de Saint-Martial de Valette. Opinions et humeurs d’un habitant

Aux nostalgiques du Nontronnais de jadis

la rubrique du pirate en PérigordUn peu d’histoire: Voici une vision du Nontronnais, par un certain Monsieur Ardouin-Dumazet, dans son ouvrage « Voyage en France » datant de 1852. Comme dirait l’autre: « Pas tendre avec les couteaux de Nontron de l’époque le petit gars ! »…

« … Plus riante est la vallée du Bandiat vers Nontron. L’homme a transformé l’étroite gorge commandée par la colline escarpée où la ville s’est bâtie autour d’une forteresse antique. Ce rocher fait face à des collines plus hautes. Des ponts, dont un viaduc superbe franchissant la ville basse, donnent beaucoup de caractère au site.
Au-dessus du Bandiat, un viaduc plus superbe encore porte le chemin de fer de Thiviers. Les alentours complètent ce décor. Des moulins et des scieries barrent la rivière dont l’eau frémissante s’échappe à grand bruit. Des prés minuscules enchâssés dans les arbres font un ourlet mince au torrent.

La ville semble sourire à ce paysage ; elle le contemple par une promenade bordée d’un parapet ajouré et dessinée sur l’emplacement du château des vicomtes de Limoges, dont les derniers débris sont restaurés par les soins d’une municipalité intelligente. Les hautes maisons de pierre blanche sculptée ou de moellons recouverts d’un enduit soigneusement renouvelé accroissent le caractère pittoresque du paysage.
La place principale avec ses cafés, ses hôtels, une belle fontaine est un coquet carrefour.

Les industries sont assez nombreuses, mais de médiocre importance. La coutellerie renommée, dont parlent les guides, est pour ainsi dire une amusette. Il y a deux fabricants, occupant un nombre insignifiant d’ouvriers. Nontron ne fait guère que le couteau à virole, à manche de buis tourné et orné de dessins, obtenu par le passage d’un fer aigu chauffé au rouge.

On en fait d’extraordinairement petits, vendus comme curiosité. Il en est qui tiennent à douze dans une coquille de noix, d’autres en même quantité dans une coquille de noisette ; plus fort encore : j’en ai vu douze dans un noyau de cerise ! Ces petits couteaux ne coupent pas, on obtient la lame à l’emporte-pièce dans une feuille de maillechort.

M. Bernard, le coutelier chez qui je suis entré faire emplette de quelques-unes de ces « armes », me dit qu’il a toujours vu faire de tels joujoux; il a 60 ans d’âge et le père de son grand-père était coutelier. Lui-même, quand il avait 25 ans, a réussi à faire entrer 3oo couteaux dans une noisette, ce fut son tour de force.

Noix, noisettes, noyaux de cerises sont vendus, attachés avec des faveurs de couleur tendre ; les rares touristes qui s’aventurent à Nontron ne partent pas sans emporter ces souvenirs.

Nontron eut jadis beaucoup de forges dans ses environs, traitant les minerais du pays à l’aide des charbons de bois. Elles ont disparu ; et cette industrie du fer n’est pas revenue, malgré l’existence d’un petit bassin houiller que l’on tente de mettre en valeur.

Nontron n’est pas reliée directement à Périgueux par voie ferrée, son chemin de fer la rattache d’un côté à Angouléme, ligne de Paris à Bordeaux, de l’autre à Thiviers, ligne de Paris à Périgueux et Agen. Dans cette direction, le Périgord est riant, les villages sont entrés dans la voie tracée par les campagnes limousines d’Ayen et de Donzenac en se faisant producteurs de fruits d’exportation. C’est aussi un pays grand éleveur de bétail.

Nontron est sur le granit, mais on n’a que quelques pas à faire pour se trouver en plein pays calcaire. De l’autre côté du Bandiat, à Saint-Martial-de-Valette, on change de contrée, presque de climat. Sur la rive droite sont des châtaigniers, des mousses, des eaux de teinte rouillée ; sur la rive gauche des figuiers, des vignes, des noyers, des eaux de cristal…. »

Pour lire l’intégralité de l’ouvrage, voici le lien.

Note: 3.5 / 5

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Revendre ses livres au lieu de les jeter!

la rubrique du pirate en PérigordIl faut que je vous raconte une anecdote. L’autre jour, alors que j’étais en train de jeter nos vieux cartons à la déchèterie, je vis un gros 4X4 arriver.

Un monsieur, fort charmant, en descendit tranquillement et ouvrit son coffre. Là, en vrac, s’entassaient des centaines et des centaines de livres. Il y en avait partout, devant, derrière, et même  sur le tableau de bord.

Tranquillement, il les jeta les uns après les autres dans le conteneur. Puis il repartit comme il était venu, en faisant bien attention avant de redémarrer de ne rien oublier sous les sièges .

J’étais effondré. Pas pour l’argent que pourrait représenter tous ces livres une fois chez les bouquinistes, encore qu’aujourd’hui avec la mode du tout numérique le livre est désacralisé, mais pour le symbole qu’est le livre.

Car en fait, ne l’oublions pas, de nombreux pays n’ont pas encore libre accès à ce que nous ne trouvons plus digne de nous et jetons aux ordures.

Mon billet est peut-être d’un autre age, bien que certaines grosses entreprises du net continuent d’investir dans le livre et espèrent un jour en tirer profit ( quand nous aurons jeté toutes nos bibliothèques et perdu ainsi notre mémoire? ) , mais quand même:

Ne pouvons-nous pas percevoir qu’il est important pour nos sociétés de conserver ces modestes monticules de mots qui sont un peu de notre pensée collective et de notre liberté ?

Heureusement tout le monde ne voit pas le livre comme un outil devenu inutile, certaines pièces de collections se vendent même des centaines de milliers d’euros ( voir plus )…

Non, tout le monde ne fait pas comme ce monsieur pressé de libérer les étagères pour y mettre on ne sait quoi et tout aussi pressé de retourner raconter des inepties sur Facebook pour y dire qu’il aime ceci ou cela alors que tout le monde s’en fout… Non, la cause du livre n’est pas encore totalement désespérée.

Car certains aiment encore les livres et veulent qu’ils survivent.. Même si pour cela il faut que ces maudits bouquins changent de maison.

Alors, pour finir et en m’excusant d’avoir pris de votre temps: La prochaine fois qu’un livre vous parait de trop et vous gène, plutôt que de le jeter, mettez-le en vente gratuitement sur ce site Internet et permettez lui de trouver une nouvelle vie…  Vous ferez un heureux quelque part, vous ne gagnerez pas grand chose, mais assurément,  vous ne perdrez rien tout en faisant une bonne action.

Merci de votre attention,

Note: 4.8 / 5


http://editionsdulibraire.fr/

http://editionsdulibraire.fr


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La dette expliquée… un peu

detteOn nous parle de la dette de la France et bien entendu de celle des collectivités. Nous aurions trop dépensé, tout est de la faute des états, des vieux, du peuple, des fonctionnaires… Peut-être pas uniquement, même s’il est certain que nombre de dépenses sont à revoir d’urgence… Voici le compteur en temps réel de l’évolution de la dette de la France qui, avouons le, est impressionnante:

En visionnant la vidéo pédagogique ci-dessous, on peut se poser quelques questions sur la réalité de notre dette , sur sa nature exacte et surtout, sur le pourquoi de ce remboursement obligatoire, au moins pour une partie des sommes… Prenez quelques minutes de votre temps pour comprendre comment nous allons certainement perdre de nombreux services communaux dans les années à venir alors qu’il aurait certainement été possible d’éviter le désastre annoncé en dénouant une organisation néfaste pour le peuple… même si profitable pour la finance.

La dette publique, c’est la dette de l’État, celle que nous laisserons à nos enfants, à moins que nous décidions un jour de l’effacer au niveau mondial, ce qui coulerait quelques banques mais soulagerait bien les peuples… car ce n’est pas QUE de l’argent que nous avons dépensé, mais bien un système qui s’est organisé pour favoriser les banques alors qu’il pouvait s’en passer…


En plus de ce problème lié aux banques, tout le monde sait que pour faire fonctionner la France, il faut des ressources. Celle-ci proviennent en majorité de l’impôt (direct et indirect), payé par les contribuables et les entreprises.

Depuis plus de vingt ans, l’État français a allégé de manière très importante les charges pesant sur les grandes entreprises et les ménages les plus aisés en pensant que ceux-ci allaient investir  l’argent mis de côté dans la consommation et l’investissement.

Mais cela ne fut pas le cas, on vit même les investissements des entreprises baisser…  les sommes non collectées représentent presque ce qui nous manque chaque année pour boucler notre budget… Bref, le calcul n’était pas très judicieux d’autant plus que pendant ce temps, la classe moyenne, celle qui n’a aucun autre moyen que de payer ce qu’on lui demande, a vu ses ponctions fiscales exploser sans que cela ne puisse compenser l’absence de rentrées non perçues dans la « haute société ».

Nous n’aborderons pas ici dans le détail le sujet polémique de l’évasion fiscale qui est un problème majeur mais dont on voit bien que tous les leviers ne sont pas véritablement mis en œuvre pour stopper cette hémorragie d’égoïsme, ce qui pourtant résoudrait immédiatement les problèmes et ferait que ce billet n’aurait jamais été écrit!

Pour trouver l’équilibre, il faut donc baisser les dépenses et les services tout en continuant à emprunter sur les marchés de l’argent pour faire fonctionner la machine…

Depuis la crise de 2008, l’accroissement de la dette a explosé. Elle est passée de 67 % à 84,5 % du PIB, soit + 14 points en 2 ans et nous frôlons aujourd’hui les 100%!!! Une partie de cet argent emprunté ne servant qu’à rembourser l’intérêt de la dette, donc à remplir les caisses des banques et autres prêteurs, et non la dette elle-même, nous ne nous en sortons pas.

On l’a dit, les dettes publiques des pays développés ne cessent de grossir, obligeant la plupart des gouvernements à imposer des coupes budgétaires dans leurs services publics (l’éducation, la justice, les retraites, la culture, les protections sociales, etc.)… mais jusqu’à quand les peuples vont-ils supporter cela pour enrichir des fonds bancaires, des non-citoyens exilés fiscaux et autres petits malins de la finance qui se soucient peu du bonheur des sociétés qui les abritent?

Nous savons que ces « peuples » acceptent beaucoup tant qu’ils se pensent coupables, mais s’ils découvrent que ce n’est pas vraiment le cas???

Pour consulter la dette mondiale je vous conseille de suivre ce lien.. la carte est très parlante!

la rubrique du pirate en PérigordNotre président parlait d’une certaine finance néfaste pendant sa campagne électorale… il avait certainement vu juste…

Note: 5 / 5


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