Petites histoires de St-Martial de Valette

Petites histoires de St-Martial de Valette

smdv-perigord (8) Lettre 1 : VIVE LE QUARTIER

Lorsque j’étais petite, la place de la boulangerie était couverte de galets roses. J’ai la nostalgie de cette vision. Dans les années 60, prestige de la voiture oblige, cette jolie place fut ensevelie sous des couches de goudron.

Aujourd’hui, le gravillonnage rose me rappelle, par sa coloration, ce lointain passé.

Nous n’avions pas l’eau courante. Il fallait donc aller à la fontaine, armés de seaux et de brocs en zinc, et nous n’utilisions leur contenu qu’avec parcimonie.

C’était l’occasion d’échanger quelques mots avec les habitants du quartier.

L’occasion aussi de voir, le matin, certaines personnes… venir déverser le contenu de leur seau hygiénique directement dans le Bandiat, à l’emplacement actuel des containers papiers, sacs jaunes et verres.

Inutile de préciser combien je me suis réjouie, sans aucun doute, de la distribution de l’eau, mais aussi de l’arrivée du tout-à-l’égout ces dernières années !

Le quartier bruissait des conversations les soirs d’été, lorsqu’un peu de fraicheur incitait les femmes à tirer une chaise dans la rue, et, avec ou sans tricot, à échanger des propos sur leur vie ou le voisinage.

Nous, les enfants, nous nous endormions, fenêtre ouverte, au son des doux conciliabules des femmes.


Les commerçants de Saint-Martial-de-Valette,

On allait à l’épicerie pour faire nos courses, mais aussi pour parler.

Madeleine FARGEAS était toujours tranquille, souriante, accueillante. Une bonne personne qui semblait considérer que le petit acheteur comme le plus gros avait de l’importance. Certaines personnes venaient chaque jour pour acheter un seul timbre, d’autres pour  »100 grammes de râpé », et restaient un moment dans la boutique, lieu de compréhension et de patience.

Son sens de l’écoute et sa discrétion ont fait de Madeleine FARGEAS une personne unique.

Pour garder un certain équilibre entre les commerces du bourg, ma Grand-Mère allait aussi parfois chez ROY,  »l’épicier d’en haut », rarement chez DEVARD, le marchand de légumes, puisque mon Grand-Père produisait les siens.

Mais elle avait à coeur de s’y montrer consommatrice de temps de temps afin de maintenir une certaine égalité entre les commerces.

Agnès DESAGES


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