Si Saint-Martial m’était conté, lettre 3

Si Saint-Martial m’était conté, lettre 3

smdv-perigord (8)Lettre 3

MÉMOIRE D’ANTAN…….

Autrefois, dans nos maisons, les chambres étaient mal ou peu chauffées.
Pour notre confort, au lit, on pouvait utiliser les bouillottes : Avant le caoutchouc, il y en avait en terre cuite.
J’ai aussi connu un moyen plus primitif : une brique chaude que l’on entourait de plusieurs couches de papier journal.
-Mais non, le papier ne brûlait pas !!!
L’avantage, avec la brique, c’est qu’elle conservait pendant longtemps une température quasi constante, toute la nuit, alors que la bouillotte en caoutchouc, elle, vous gelait les pieds au bout d’un moment et vous réveillait.
Pour réchauffer le lit avant de se coucher, et tout simplement aussi pour ôter l’humidité des draps, il y a deux siècles, les servantes bassinaient la couche en passant à plusieurs reprises une bassinoire remplie de braises.
Mais il y avait un autre système :  »le moine » c’était une armature en bois qui maintenait soulevé le drap de dessus, tandis que sur le socle, un récipient rempli de braise faisait sont office.
L’origine du mot vient d’une pratique ancienne dans les couvents : L’histoire raconte qu’un moinillon se glissait pendant un long moment dans la couche du prieur, afin de la chauffer pour son supérieur.
Dans les années cinquante, je connus la version moderne du moine : Les braises étaient remplacées par de grosses ampoules électriques.
Ce système cessa le jour où ma grand-mère oublia le moine dans son lit, brûlant ainsi une partie d’un beau drap brodé.
Et c’est ainsi que le moine fut relégué au grenier…..et qu’alors mes grand-parents décidèrent de faire installer le chauffage central.

Agnès DESAGES

Mémoire d’antan


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