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L’HISTOIRE DE NOS MOULINS SUR LE BANDIAT

le BandiatLE MOULIN DE ROUCHILLOU OU DE VALETTE (d’ou le nom de notre village).

C’est le premier moulin sur notre commune.Il est situé au sud de Nontron à proximité du stade.

Au 12e siècle une maison forte, dite de valette fut érigée sur le chemin de Nontron à la Grande Pouge, près d’un gué ou le Bandiat était aisément franchissable.

Au 17e siècle elle fut convertie en moulin dont les caractéristiques étaient les suivantes. Hauteur de chute : 1,50 m., deux roues pour le blé et le méteil (mélange de blé et de seigle).

En 1900, le moulin est acheté par M° DELBOS, qui en fait une conserverie de champignons.

En 1918, il devient la propriété de la société des feutres de Saint Martial de Valette qui y traite ses laines. Les roues sont remplacées par un turbine.

En 1942 l’usine ferme. Le moulin est acquit par Mme DELAGE, oncle et neveu qui ne l’utilise pas de façon suivie.

Actuellement , il s’est transformé en chambre d’hôtes.

LE MOULIN DE GROLHIER

Il dépendait du village de Grolhier, paroisse de Saint Martial de Valette. D’après certain documents, il existait déjà en 1530.

Au 17e siècle, il appartenait au marquis DE LA GARDE, seigneur de l’Âge et propriétaire de La Pouyade qui le faisait exploiter par des meuniers dont les plus récents sont les CHEVALIER et les MORELIÉRAS.

En 1919 les MORELIÉRAS en deviennent les propriétaires et en font une minoterie moderne où une turbine a remplacé les roues. M° REYDY, gendre de MORELIÉRAS leur succède et en assure l’exploitation jusqu’en 1971.

Des moulins sur le Bandiat, il a été le dernier à cesser son activité.

LE MOULIN DE FONREAU OU DE CHEZ COQUET

En aval de celui de Grolhier ce moulin lui aussi, existait bien avant la révolution. Il a été agrandi, modernisé et embelli au siècle dernier.

Les caractéristiques étaient les suivantes : Hauteur de chute : 1,45 m , deux roues pour le blé et le méteil, un poussoir à huile qui a fonctionné jusqu’en 1920 .

De 1764 à 1818 , il a été exploité successivement par les MARQUET , les AGARD  et les CHABANNEAU.

En 1823, à la suite d’un mariage, il devient la propriété de Pierre COQUET dont il prend le nom. Il est exploité par les membres de cette famille jusqu’en 1930 date à laquelle il est acquis par M° NICOULAUD qui le transformera finalement en une pittoresque résidence.

MOULIN DES HAUTES-ROCHES SAINT CHRISTOPHE OU DE JAROUSSIE

Aux 16e et 17e siècles, le moulin dépendait des barons de Saint Martial de Valette qui étaient aussi seigneurs et baron De MONCHEUIL.

Il est bâti entre la rivière et les hauts rochers de sa rive droite .

Une chute de 1,40 m animait trois meules à blé et à méteil.

De 1741 à 1900 parmi les meuniers propriétaires ou exploitant on trouve des membres de la famille JAROUSSIE.

Désaffecté, il est devenu maison d’habitation.

MOULIN DES BASSES-ROCHES OU DU REFUGE

Ce moulin devenu minoterie à la fin du 19e siècles dépendait de la paroisse du Petit Saint Martin rattachée à celle de St Martial de Valette en 1770.

Une importante chute d’eau de 2 m lui permettait d’animer trois meules à blé et à méteil. Parmi les exploitants on retrouvera en 1802, un JAROUSSIE qui exploitait aussi le moulin des Hautes Roches.

Vers 1900 il fut élevé de deux étages et c’est vraisemblablement à la même date que les roues furent remplacées par une turbine.

Des minotiers s’y succédèrent : les PAULHAC, LAVAUX, CHAVAIE, BERNARD.

En 1960 la minoterie exploitée par une coopérative agricole se spécialisa dans la fabrication des aliments pour le bétail.

Son activité ne dure que peu de temps. Le matériel est enlevé et les parties habitables sont louées.

MOULIN DES ILES

Comme les moulins des Hautes-Roches et Basses-Roches, ce moulin dépendait jusqu’en 1770 de la paroisse du Petit Saint Martin qui, à cette date fut rattachée à Saint Martial de Valette.

En 1686 la cure du Petit Saint Martin avait été acquise par les LABROUSSE de Verteillac.

Le moulin passa sous la protection de cette famille qui paye les réparations.

Après 1789 il devient la propriété de M° MOREAU de MONCHEUIL en l’an X celle de M° MOREAU de SAINT MARTIN qui le transmit à ses descendants.

Avant la mise hors services au début de l’an IX , le moulin disposait de deux meules à blé et à méteil et une hauteur de chute de 1,45 m .

Deux biefs actuellement comblé enserraient deux iles.

Il ne subsiste de ce moulin que le barrage et la maison d’habitation.

                                                                                  Un grand merci aux amis du G.R.H.I.N.


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